26 janvier 2023

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Japan: Former Prime Minister Shinzo Abe shot dead during an election rally

Doctors tried to resuscitate him. However, he sadly died at 5:03 p.m., said Hidetada Fukushima, a professor of emergency medicine at Nara Medical University Hospital.

Former Prime Minister Shinzo Abe, 67, was speaking at a campaign rally ahead of Sunday’s senatorial elections.

Friday, July 8, around 11:30 a.m. when former Japanese Prime Minister Shinzo Abe gives a speech during an election rally to support Kei Sato, a local candidate from his political party, in Nara, Japan.

“He was giving a speech and a man came up from behind,” a young woman at the scene told NHK. “The first shot sounded like a toy. He didn’t fall and there was a big bang. The second shot was more visible, you could see the spark and smoke,” she added.

“After the second shot, people surrounded him and gave him a heart massage,” she testified.

Shinzo Abe collapsed and was bleeding from the neck, a source from the ruling Liberal Democratic Party (PLD) told the Jiji news agency.

50 minutes later, around 12:20 p.m., Shinzo Abe was taken to hospital. He was in a state of cardio-respiratory arrest when he arrived. Doctors tried to resuscitate him. However, he sadly died at 5:03 p.m., said Hidetada Fukushima, a professor of emergency medicine at Nara Medical University Hospital.

According to police sources cited by Japanese media, the arrested suspect is a 41-year-old Japanese man named Tetsuya Yamagami. This Nara resident served for three years in the Japanese Maritime Self-Defense Force, the Japanese Navy, until 2005.

When questioned by police, the suspect confessed to committing the crime, a senior Nara area police official said on Friday. “The suspect said he held a grudge against a certain organization and he confessed to committing the crime because he believed former Prime Minister Abe was related to him,” the policeman told reporters, declining to give further details. details. At his home, quickly searched, the police would have found a veritable arsenal of weapons and homemade bombs.

Shinzo Abe was Japan’s longest-serving prime minister. He was in office in 2006 for a year, then again from 2012 to 2020, when he was forced to resign for health reasons.

Japan has one of the strictest gun control laws in the world, and the annual death toll from such weapons in the country of 125 million people is extremely low. Obtaining a gun license is a long and complicated process, even for Japanese citizens, who must first obtain a recommendation from a shooting association and then undergo strict police checks.

International reactions

A worldwide stir. The world’s top leaders have publicly shared their emotion after the attack on Shinzo Abe in Japan.

The attack that targeted her immediately made the Japanese political class react. “Wanting to silence a voice through murder is a challenge to democracy. I categorically condemn this act,” said Toshimitsu Motegi, secretary general of the ruling Liberal Party, the LDP. A condemnation echoed by all political leaders. A native of Nara, Sumio Mabuchi, of the Constitutional Democratic Party (PDC, opposition) castigated “unacceptable violence” and called for “the establishment of the truth”. Referring to a “barbaric act”, the General Secretary of the Communist Party, Kazuo Shii, described “violence to suppress a voice as intolerable”.

“Japan is losing a great prime minister,” French President Emmanuel Macron reacted on Friday. “On behalf of the French people, I send my condolences to the Japanese authorities and people after the assassination of Shinzo Abe. Japan is losing a great Prime Minister, who dedicated his life to his country and worked to bring balance to the world,” he wrote in a tweet.

US Ambassador to Japan Rahm Emanuel deplored the attack. “We are all sad and shocked by the shooting attack on former Prime Minister Abe Shinzo. Abe was an outstanding leader of Japan and a staunch ally of the United States. The government and people of the United States pray for the well-being of Abe, his family and the people of Japan,” Rahm Emanuel said in a statement.

Le Premier ministre indien Narendra Modi s’est dit vendredi « profondément bouleversé » par l’attaque par balle contre Shinzo Abe, décrivant l’ex-premier ministre japonais comme un « ami cher ». « Profondément bouleversé par l’attaque contre mon cher ami Abe », a écrit Narendra Modi sur Twitter.

Le président du Conseil européen Charles Michel s’est dit jeudi « choqué et attristé par l’attaque lâche » contre l’ex-Premier ministre japonais Shinzo Abe, qu’il a décrit comme un « véritable ami, farouche défenseur de l’ordre multilatéral et des valeurs démocratiques ». « L’UE est aux côtés du peuple du Japon et (du Premier ministre) Fumio Kishida en ces temps difficiles. Profondes condoléances à sa famille », a écrit Charles Michel sur Twitter.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est dit vendredi « consterné et attristé » après l’attaque « abjecte » par balle contre l’ex-Premier ministre japonais Shinzo Abe. « Je suis consterné et attristé d’apprendre l’attaque abjecte contre Shinzo Abe. Mes pensées vont vers sa famille et ses proches », a tweeté le Premier ministre démissionnaire.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, s’est dit lui aussi « profondément choqué » par l’attaque « odieuse » contre l’ex-Premier ministre japonais Shinzo Abe, et a assuré que l’Alliance, dont Tokyo est un proche allié, « se tenait aux côtés » des Japonais et de leur gouvernement.

Zhao Lijian, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a dit combien la Chine était « choquée » et adressé sa « sympathie » à la famille.

La Russie a de son côté dénoncé « un crime monstrueux » et un « acte de terrorisme qui n’a et ne peut avoir aucune justification », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol dénonçant un “acte criminel inacceptable”.

Le Japon n’a rien connu de tel “depuis plus de 50 à 60 ans”, a déclaré à l’AFP Corey Wallace, maître de conférences à l’université de Kanagawa et spécialiste de la politique nippone. Selon lui, le dernier incident similaire au Japon était l’assassinat en 1960 de Inejiro Asanuma, le dirigeant du Parti socialiste japonais, poignardé par un étudiant proche de l’extrême-droite.

François Hollande, a également réagi en postant un message sur Twitter: «L’assassinat de Shinzo Abe est un choc. C’est une perte pour l’ensemble de la communauté internationale. Homme d’Etat, c’était un partenaire exigeant et ambitieux, avec qui j’avais eu beaucoup de plaisir à travailler. J’adresse toutes mes pensées au peuple japonais.»

L’ancien président Barack Obama a également commenté l’assassinat de l’ancien Premier ministre japonais, se disant «choqué et attriste» par la perte de son «ami et partenaire de longue date». «L’ancien Premier ministre Abe était dévoué à la fois au pays qu’il servait et à l’extraordinaire alliance entre les États-Unis et le Japon», a-t-il écrit sur Twitter, rappelant «l’expérience émouvante» qu’il avait vécu aux côtés de Shinzo Abe lors d’un voyage à Hiroshima et Pearl Harbor.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a exprimé sa «sympathie» à l’égard de sa famille de Shinzo Abe. «Nous suivons l’évolution de la situation et espérons (qu’il) soit mis hors de danger et qu’il se rétablisse au plus vite», avait-il ajouté lors d’une conférence de presse. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, s’est dit aussi «profondément choqué» par l’attaque «odieuse» contre l’ex-Premier ministre japonais, et a assuré que l’Alliance, dont Tokyo est un proche allié, «se tenait aux côtés» des Japonais et de leur gouvernement.

6 autres assassinats politiques qui ont marqué les mémoires

Gandhi, 1948

Fervent défenseur de la voie de la non-violence, Mohandas Karamchand Gandhi est assassiné le 30 janvier 1948, après avoir contribué à l’indépendance de l’Inde et à sa création officielle le 15 août 1947. Il est tué à New Delhi de trois coups de revolver par Narayan Vinayak Godse, un fanatique hindou, qui sera arrêté et pendu. Considéré comme le “père de la nation” indienne, le Mahatma est quant à lui incinéré à Delhi et ce sont deux millions de personnes qui assistent à ses funérailles.

John F. Kennedy, 1963

Le 22 novembre 1963, le président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy est tué par balles à Dallas, alors qu’il se trouve dans une limousine présidentielle décapotée, le long d’un parcours en cortège. Moins de deux heures plus tard, Lee Harvey Oswald est arrêté. L’enquête officielle conclura que cet ancien commando marine ayant vécu en Union soviétique lui même tué par balles deux jours plus tard a agi seul. Mais l’assassinat a donné lieu à de nombreuses théories complotistes.

Olof Palme, 1986

Figure tutélaire de la social-démocratie, le Premier ministre suédois Olof Palme est abattu le 28 février 1986, à l’âge de 59 ans, à Stockholm. Il rentre alors à pied du cinéma avec sa femme, sans garde du corps. Son meurtrier réussit à prendre la fuite. En juin 2020, la justice a désigné Stig Engström, un opposant aux idées de gauche d’Olof Palme, comme le principal suspect. Mais celui-ci étant décédé en 2000, l’enquête est désormais close.

Thomas Sankara, 1987

Thomas Sankara, homme d’État anti-impérialiste et président du Burkina Faso est assassiné à Ouagadougou, le 15 octobre 1987 lors d’un coup d’État. Considéré comme le “Che Guevara africain”, il a mené la première révolution burkinabé en arrivant à la tête du pays en 1983. Son ami intime et successeur à la tête du pays, Blaise Compaoré a toujours nié avoir commandité son assassinat. Ceci n’a pourtant pas empêché le tribunal militaire de Ouagadougou de condamner l’ancien président à la perpétuité, le 6 avril dernier.

Yitzhak Rabin, 1995

Le 4 novembre 1995, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin est assassiné à Tel-Aviv par un extrémiste juif, à la fin d’une manifestation pour la paix. Peu après être descendu de la tribune où il venait de prononcer un discours, Yitzhak Rabin a été abattu par cet Israélien de 27 ans, Ygal Amir, de deux balles de revolver tirées dans le dos et à bout portant.

Jovenel Moïse, 2021

Alors qu’il se trouvait dans sa résidence privée à Port-au-Prince, le président haïtien Jovenel Moïse est tué par balles dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 par un commando armé composé de 28 hommes qui se font passer pour des agents de l’Agence américaine antidrogue.

Trois des assaillants sont tués et une vingtaine d’individus dont 18 anciens militaires colombiens sont arrêtés. Un an après, le mystère perdure quant aux commanditaires et motifs de l’attaque.